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dimanche 28 décembre 2008

MOTHER LONDON de MOORCOCK

Trois personnages, trois histoires : Josef Kiss, Mary Gasalee et David Mummery, dont les routes sont inextricablement liées. Points communs : Le Blitz de Londres, et leur capacité télépathique, vécu davantage comme un fardeau que comme une bénédiction.L’histoire. Vous avez dit histoire ? Cette chose qui définit une ligne dans tout roman ? Sur laquelle viennent se greffer les trames psychologiques, les rebondissements, les anecdotes de parcours de certains personnages, et tout une ribambelle de choses indispensables pour qu’on qualifie un livre de roman ? Difficile de se prononcer, bien qu’au fond, il en existe bien une, d’histoire : celle du traumatisme du Blitz, de ses conséquences et de la mutations de Londres. Mais aussi l’histoire de la fin d’une époque, voir même de plusieurs.
NON, ce n’est certainement pas le livre par lequel il faut commencer pour aborder MOORCOCK [redite...] ! Mais, OUI !, il faut le lire ! Ne vous laissez pas impressionner par le pavé qu’il représente - je reconnais qu’il peut dissuader. Dites vous qu’il n’est pas si difficile de naviguer dans la structure a priori décousue adoptée par l’auteur
L’effort [car il en faut un peu] est largement récompensé. Se plonger dans cette oeuvre, c’est comme fumer un cigare, pour reprendre la comparaison utilisée assez récemment par un autre cafarnaute : difficile au début, mais le bonheur arrive après quelques bouffées un peu écoeurantes ou âcres. On ne peut que se féliciter de la qualité de traduction dont a bénéficier le livre !
Un grand livre de Michael MOORCOCK ,un Roman étonnant s’il en est. Moorcock ne cache d’ailleurs pas que c’est celui dont il est le plus fier. On peut le comprendre, car Mother London est un objet étrange. Étrange, et à la conquête duquel il va vous falloir partir solidement équipé

jeudi 21 août 2008

REMINISCENCE

Et puis les loups viendront" Aux temps anciens, disent les vieux, il y avait sur terre des périodes de jour et des périodes de nuit. Au jour, le soleil brillait... Ce n'était pas la nuit perpétuelle, et la neige, et le froid.C'est ce que disent les vieux... Mais les vieux sont-ils sages ? Ont-ils encore toute leur raison ? Que font-ils d'autre, les vieux, sinon attendre dans la grotte la venuedes " machines volantes w du Gouvernement ? Et prier, . et radoter...Il y a longtemps que Ars ne croit plus ce que disent les vieux, longtemps qu'il a soif d'une révolte brûlante. Et c'est ainsi qu'un jour passeront les rebelles ; c'est ainsi que ce jour-là, dans une terrible explosion de sang, Ars naîtra une seconde fois. C'est ainsi qu'il connaîtra Aliane, et la violence, et la folie, et l'horreur de ce monde voué au règne des loups...
Pourquoi je parle de ce livre , ce n'est pas un chef d'œuvre de la littérature , même pas de science fiction.C'est un peu ma madeleine de Proust , c'est le premier livre de sf que j'ai lu et qui m'a fait changer de monde . Jusque la comme tout adolescent un peu renferme , mes mondes imaginaires se limitaient aux mythologies des temps anciens grecs et égyptiens , puis est venu jules Verne et ses voyages fabuleux , mais il maquait quelque chose , d'indéfinissable. Un jour une de mes soeur s'est abonne chez un petit bouquiniste en ville et je ne sais pas si c'est moi qui lui est demandé de me ramener quelque chose , en tous les cas elle est revenu avec ce livre . Pourquoi avait-elle choisi ce livre , peut-être sur les conseils de la gentille dame âgée qui gérait ce petit magasin . Quand j'ai commencé à le lire , je me suis cru dans un remake de la guerre du feu , et pas grand chose à voir avec les images que j'avais en tête de la sf vu notamment à la télé de l'époque ou lu dans pif magasine. Et puis vers la fin du livre la révélation , tout s'est éclairé d'un coup , ce monde apocalyptique issus d'un conflit mondial et destructeur de toute la civilisation , j'étais comme le héros assommé par l'information découverte , le vertige d'être le résidu d'une si grande civilisation dont seul les contes de anciens gardait en mémoire des bribes de vérité. je crois que ce jour la dans mon esprit une porte s'est ouverte et ne s'est jamais plu refermé , même si je suis certainement devenu moins naïf et plus critique avec le temps.

lundi 7 juillet 2008

Les Machines de Dieu / Jack McDevitt


On les nomme les Bâtisseurs de Monuments. Ils ont laissé de grandes ouvres plastiques ici et là dans la proche Galaxie. Chacune différente. Leurs inscriptions défient la traduction. Pourtant, toutes sont belles. Bouleversantes. Mais âgées de plus de vingt mille ans. Ensuite, plus rien. Que sont devenus les Bâtisseurs de Monuments ?
A l'aube de ce XXIIIe siècle, le chemin des étoiles est ouvert. Pour la Terre où l'équilibre écologique est rompu, où l'humanité court à la catastrophe, c'est peut-être la voie du salut.Mais pour Priscilla Hutchinson, pilote spatiale, et les archéologues qu'elle rejoint sur le site de la planète Quraqua, commence une quête effrénée qui les conduira de monde en monde afin de comprendre le mystère de civilisations extraterrestres terrassées et disparues.l'une des nouvelles grandes sagas de science-fiction de notre époque à lire dans l'ordre chronoloqique suivant :
les machines de dieu, deepsix, chindi et omega.
Une bonne aventure spaciale pour passer des aprés midi loin de ce monde de brute , cet été au soleil ou sous la pluie.

mercredi 25 juin 2008

ARRIERES PENSEES

DEUXIEME PARTIE LE GARÇON
Cher Dieu,
Mon péché remonte à plusieurs années, alors que je travaillais comme serveur dans un restaurant indonésien à Santa Eulalia dei Rio, un des villages d'Ibiza, qui est elle-même l'une des îles Baléares de l'Espagne. J'étais jeune à l'époque, j'avais dix-huit ans tout au plus. J'étais venu à Ibiza en tant Que membre de l'équipage à bord d'un yacht français. Le propriétaire s'était fait pincer pour avoir clandestinement passé des cigarettes américaines, et on lui avait saisi son bateau. Le reste de l'équipage s'était dispersé. Mais, moi, j'étais resté à Ibiza, pour atterrir en fin de compte à Santa Eulalia. Je suis maltais et, de ce fait, particulièrement doué pour les langues. Les villageois me prirent pour un Andalou et ]a communauté étrangère pour un Ibizenco. Quand le Hollandais ouvrit. son restaurant de rijstaffel, cela ne m'intéressa pas tout de suite. Je l'aidai, un jour où je n'avais rien de mieux à faire et parce que personne n'aurait accepté de travailler pour une bouchée de pain. Mais, au cours de cette première journée, je découvris sa collection de disques.............
Extrait" Le pas de trois du chef , du Garçon et du Client " R.SCHECKLEY
Que pense le garçon , que pense la femme qui regarde le garçon , que pensent les clients qui passent devant le magasin, peut-être des pensées se croisent-elle ou au contraitre les raisons des pensées ne sont pas celles que croient ceux qui le pensent à propos des pensées des autres..

mercredi 19 mars 2008

FLAT LAND


En haut, en bas. Voilà deux expressions qui n'ont pas cours à Flat land. A les employer, on risque de perdre la tête, au propre comme au figuré. Car si les habitants de cet univers qui ne connaît que DEUX DIMENSIONS n'ont pas à craindre que le ciel leur tombe sur la tête, ils détestent les illuminés et les faux prophètes qui prêchent l'évangile de la TROISIEME dimension. Pourtant, le narrateur de cette étrange aventure, un très raisonnable Carré, est certain d'avoir été visité par une Sphère, chose impossible pour ses concitoyens qui ne peuvent y voir qu’un Cercle ••• Mais ne riez pas de leur aveuglement. Comment réagissez-vous quand on vous parle de la QUATRIEME dimension?
L’auteur Edwin A. Abbott (1839-1926), pasteur et universitaire anglais qui s'est surtout consacré à la théologie, a écrit Flat land en marge de son œuvre, comme un divertissement de lettré. Se doutait-il que le Temps, précisément, en ferait non seulement un classique de la science-fiction où semble passer l'ombre de Lewis Carroll, mais une des curiosités les plus prisées des mathématiciens et des physiciens les plus sérieux de notre époque

samedi 26 janvier 2008

Cycle du centre galactique

Dans l'océan de la nuit (in the ocean of night, 1978), collection "Présence du futur", réédition "lune d'encre" / résumé :1999, la Terre. Nigel Walmsey est un jeune astronaute plein d’avenir et de talent. Pas le plus expérimenté mais avec une bonne intuition. C’est pourquoi lorsque l’on découvrit qu’un astéroïde fonçait tout droit vers la Terre, on lui avait confié la mission de placer une charge nucléaire explosive pour la fragmenter, ou du moins la dévier de sa trajectoire meutrière, menaçant une quasi-extermination de la population de l’Inde et peut-être de la planète.En posant le pied sur l’astéroïde, il découvre que l’astéroîde est creux et contient des artéfacts d’origine extra-terrestre...
C'est le début d'une formidable sage galactique , comme je les aime , intelligent et passionnant ( bien que je n'ai pas les connaissances scientifiques nécessaires pour tout juger ), la suite des titres c'est :
A travers la mer des soleils (Acrossthe sea of suns, 1984), collection "Présence du futur", réédition "Lune d'encre"
La grande rivière du ciel (Great sky river, 1987), collection "Ailleurs et demain", réédition livre de poche
Marées de lumière (Tides of light, 1989), collection "ailleurs et demain", réédition livre de poche
Les profondeurs furieuses (Furious Gulf, 1994), colection "ailleurs et demain"
Et malheureusement toujours inédit en france à ce jour le dernier tome paru en 1996 : "Sailing Bright Eternity" [1995] pas de traduction française , c'est trés énérvant car on aimerait bien savoir comment les divers héros et protagoniste de ces histoire finissent.

dimanche 20 janvier 2008

LA VERITE VRAI


En 1963, le journaliste Jonas entreprend d’écrire un livre sur Hiroshima et la bombe atomique. Ses recherches l’amènent à s’intéresser à l’un des pères de la bombe, le Dr Hoeniker, par ailleurs inventeur d’un produit appelé “Glace-9” qui fait geler l’eau. En retrouvant le fils d’Hoeniker sur une île des Caraïbes, Jonas va passer un séjour étonnant dans une république bananière. L’île est aux mains d’un dictateur, secondé par un déserteur et une sorte de gourou, Bokonon, qui a inventé la religion bokononiste et qui prêche une apocalypse imminente… Véritable réquisitoire contre la bêtise humaine, ce roman picaresque et comique, dans la lignée de la “science-fiction pop” chère à Kurt Vonnegut, met en lumière toute l’absurdité d’un monde aux valeurs contrefaites (source : Alapage).
Pourquoi ce livre , parce-que c'est comme ça , c'est évident et en plus il y a mon secret ! comme le dit l'un des personnage du livre , la vérité est tellement évidente que ceux de ma famille qui ne veulent pas me voir sous un autre jour sont plus aveugles que des sourds .

mercredi 17 octobre 2007

Le Vaisseau Des Voyageurs


Il est là, au-dessus d'eux depuis un an, ombre menaçante, sourde et muette. Tous attendent un signe, un message de ses occupants. Vont-ils envahir la Terre, sont-ils bienveillants ou hostiles ? Nul ne le sait. Le vaisseau ne part pas, et les Voyageurs se taisent... Jusqu'à cette étrange nuit. La nuit du rêve. On apprend alors pourquoi ils sont venus. Ils proposent aux hommes ce que seuls les dieux possèdent : l'éternité. L'éternité... mais à quel prix ? Il n'y en a qu'un sur dix mille pour s'interroger. Et refuser. Matt Wheeler, par exemple. Qui voit ses collègues, ses amis, et jusqu'à sa propre fille, se transformer en êtres qui ne sont plus tout à fait humains. Résister ? Mais comment ? Comment sauver l'humanité ?
Autour de la figure attachante [mais Ô combien prévisible] du docteur Wheeler, le lecteur apprend à connaître chaque personnage dans ses fêlures intimes comme dans ses qualités, au cour d’une histoire qui se déroule toute seule, mais qui suinte l’ennui pages après pages. Un WILSON trop long et ennuyeux ? Eh oui, c’est possible.
Comme d’habitude, aucune réponse ne clôt un récit linéaire, comme d’habitude les personnages sont touchants, comme d’habitude la connerie est avant tout humaine, comme d’habitude nous ne sommes que des fétus de paille promenés par un vent cosmique qui nous échappe, mais désolé, non, cette fois, rien ne fonctionne correctement.

mercredi 3 octobre 2007

Le Monde des Ā


" Le monde du non A est ce genre de roman qu'on lit en se demandant quand est-ce qu'il va commencer? Comme du Kafka ou du Lovecraft, la première lecture est assez difficile. L'auteur impose dès les premières pages un concept (la Machine et ses jeux) dont on peut raisonnablement penser qu'il constitura le fondement du roman (comme le rétrécissement dans l'homme qui rétrécit, la psychohistoire dans Fondation...) or au contraire, celui-ci devient presque un détail. Les évènements sont quasiment des non-évènements, les rapports entre les personnages deviennent de plus en plus complexes jusqu'à devenir incompréhensibles. Bref rien dans ce roman n'est conventionnel, et on se demande si à l'image de la philosophie non A, l'auteur n'a pas voulu écrire un roman non-aristotélicien.
Avec le recul, je me rappelle que j'avais pas trop aimé le lire, mais adoré l'avoir lu. Il paraît que Van Vogt pour trouver ses idées barrées avait une méthode assez particulière, il faisait sonner son réveil plusieurs fois par nuit, et notait ce qu'il lui venait à l'esprit, les rêves qu'il avait pu faire..."
cette critique de livre je l'ai trouvé sur un forum mais elle refléte bien quand même ma pensée par rapport à ce livre. C'est un des premiers "auteur classique de sf" que j'ai lu , je ne souvient plus pourquoi j'avais choisi ce livre , mais il est vrai qu'il fait parti de ceux qui comptent le plus , autant par sa forme littéraire ,le roman de A. E. van Vogt relève de quatre genres à la fois : le roman policier, l'essai philosophique, le conte mythique et le roman de science-fiction , que par les concept et idées qu'il utilise ou pour résumer quand la sf sert de terrain de jeu pour la philosophie.

jeudi 20 septembre 2007

Le Monde de Sophie


Récemment je suis tombé sur un débat assez virulent entre historiens et philosophes à propos du philosophe allemand heidegger et en particulier de son implication ou non avec les théses des supporters du IIIéme reich .Contrairement à ceux qui peut paraître des sujets ou des auteurs ennuyeux ou abscons , loin de nos préoccupations lorsqu'on est étudiant , ce débat à au moins mis en lumière que des idées peuvent être d'un impact inimaginable entre les mains de mauvaises personnes. Donc si vous voulez vous initier à la philosophie pour ne pas mourir idiot, je vous conseille ce livre "Le Monde de Sophie" écrit par l'écrivain norvégien Jostein Gaarder, ce roman se veut une introduction à la philosophie, à ses différents mouvements et à son évolution .Il commence avec Sophie Amundsen , jeune adolescente norvégienne vivant avec sa mère et ses animaux de compagnie , qui un jour reçoit une mystérieuse lettre la poussant à se poser les questions existentielles suivantes: « Qui es-tu ? », « D'où provient le monde ? ». Et elle se retrouve et nous avec, un peu malgré elle, dans un cours de philosophie donné par l'énigmatique Alberto Knox.

mardi 28 août 2007

La Séparation - Christopher Priest

"Que s'est-il réellement passé dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, cette nuit où Rudolf Hess s'est envolé d'Allemagne pour négocier la paix avec la Grande Bretagne ? Son avion a-t-il été abattu par la Luftwaffe ? Hess a-t-il réussi sa mission sans en informer Adolf Hitler ? Et pourquoi, dans certains documents d'archives, la guerre semble-t-elle s'être prolongée juqu'en 1945 ? C'est à toutes ces questions que va tenter de répondre l'historien Stuart Gratton ; notamment en s'intéressant au destin exceptionnel de deux frères jumeaux, Joe et Jack Sawyer, qui ont rencontré Hess en 1936 aux Jeux Olympiques de Berlin..."
Dans un entretien récent avec Claude Ecken, Christopher Priest donnait sa vision des univers imaginaires : le monde ne change jamais, c'est la perception qu'on en a qui donne lieu à des univers différents. Un peu extrême — sans jeu de mots , et pour cette raison sans doute, un éditeur américain a refusé the Separation en grommelant qu'il « ne voulait pas publier de livre qui se révèle n'être qu'un rêve à la fin ». E n fait on est captivé dès les premières pages par un histoire aussi inquiétante qu’entêtante, le lecteur ressort de “La séparation” avec la troublante impression d’être hanté.Hanté par une musique textuelle aussi hallucinante qu’hallucinée, hanté par une narration remarquable et tordue , hanté par le meilleur livre de Christopher PRIEST.

samedi 25 août 2007

La foire aux cancres Jean-Charles


Un bouquin que j'ai toujours gardé sur ma table de chevet , cela met toujours de bonne humeur et c'est pas prise de tête . La Foire aux cancres fut considéré en 1962 comme le livre le plus drôle de l'année. « J'ai aboyé de rire », écrivit Marcel Achard, tandis qu'une jeune Martine de treize ans disait à Jean-Charles : « Tontes mes camarades ont lu votre livre, les cancres en classe, les autres à la maison. » La Foire aux cancres est aussi un pamphlet comte des programmes scolaires qui malheureusement n'ont pu tellement évolué depuis 1962. si bien que. la plupart des critiques de l'auteur reste d'actualité malheureusement . Quelques perles d'écolier:
-Le chat a quatre pattes : " deux devant pour courir, deux derrière pour freiner. "
-L'oiseau migrateur est appelé ainsi car : " il ne peut se gratter que la moitié du dos.
- À la fin les soldats en ont assez d'etre tués.
- La nuit tombée, le renard s'approcha à pas de loup.
- Je me réveille et à ma grande surprise, je suis encore vivant.
- L'institutrice : " Quand je dis je suis belle, quel temps est-ce ? " L'élève répond : "Le passé madame. "
- Le futur du verbe " je baille " est : " je dors ".

vendredi 24 août 2007

Tous à Zanzibar John K. BRUNNER

j'ai Lu - SF : Le Livre de Poche - SF
01 - Tous à Zanzibar (1968) - n° 1104 [Tome 1]
02 - Tous à Zanzibar (1968) - n° 1105 [Tome 2]
Ce livre a obtenu le prix Hugo 1969, le British SF Award 1970 et le prix Apollo 1973

L'avenir vous inquiète , la pollution ,le terrorisme , la surpopulation , le dérèglement climatique , attendez vous n'avez encore rien vu . Allez tous à zanzibar et vous verrez l'avenir.
En 2010, le nombre des êtres humains est tel que, s'ils se tenaient au coude à coude sur l'île de Zanzibar, ils la recouvriraient en entier. La surpopulation entraîne la disparition de toute sphère privée, un contrôle génétique draconien et une anarchie urbaine généralisée. La pollution fait qu'à New York, des distributeurs d'oxygène sont à la disposition de ceux qui ont besoin de faire le plein avant de traverser les rues. La consommation de tranquillisants, pour limiter les nécessaires tensions sociales dues à la promiscuité, s'est généralisée.Les radiations ont entrainé l'augmentation du taux des maladies héréditaires à un tel point que des mesures draconiennes sont prises : les individus porteurs sont automatiquement stérilisés et seuls se reproduisent ceux qui ont des caryotypes sains. L'eugénisme est développé. Évidemment, la liberté individuelle est résolument refusée.
À New York, Norman, un jeune Afro-Américain, travaille pour la toute-puissante General Technic Corporation dont le superordinateur Shalmeneser organise l'achat pur et simple d'un pays africain. Son compagon d'appartement, Donald, apparemment un simple étudiant, est en fait recruté par les services secrets qui l'envoient s'emparer de la découverte d'un généticien d'un pays du tiers monde qui ferait de tous les nouveaux-nés des génies prédéterminés.
"C'est une construction littéraire comprenant un roman, plusieurs nouvelles, une série d'essais et tout un tas de trucs, le tout constituant une sorte de film. Si Tous à Zanzibar prouve une chose, c'est que le tout peut être plus grand que la somme des parties." (Norman Spinrad)

samedi 18 août 2007

« Les puissances de l’invisible » de Tim POWERS

Je ne sais pas quel sera le script du prochain indiana jones , mais si vous aimez ce type de personnage et d'histoire , je vous conseille de lire « Les puissances de l’invisible » de Tim POWERS [« Declare », 2001] . Pour résumer les deux tomes du livre , le héros Andrew Hale était prédestiné à devenir un espion britannique. Quelque chose de génétique. Une rencontre étrange lorsqu’il était enfant et que sa mère l’avait présenté à de mystérieux hommes en noir, dans un bureau encaissé sur les toits londoniens. Avant, pendant et après la Seconde Guerre Mondiale, Andrew va espionner pour la Couronne, se faufiler entre les luttes internes aux Services, prcourir la France occupée, Berlin avant le Mur, et les vastes déserts d’Orient.. et il va découvrir que la convoitise du MI5, du KGB, du SDECE et de la CIA se focalise autour des mystérieuses puissances surnaturelles qui hantent le mont Ararat ( mont ou se serait échoué l'arche de noé) et ses alentours.
Davantage comparable à un roman de John LE CARRE qu’aux précédents opus de POWERS, "Les Puissances de l’invisible" fait la part belle à la paranoïa salvatrice et à l’espionniste aïgue, développant des scènes d’actions intenses dans des reconstitutions historiques très léchées.Comme Neal STEPHENSON dans l’ardu "Cryptonomicon", POWERS délivre les secrets et ficelles du métier de barbouze avec la finesse d’un maître.Le fantastique intervient peu, mais chaque fois avec une force impressionnante, comme si POWERS avait voulu rendre d’autant plus réaliste l’existence des djins du désert...C’est réussi. C’est captivant.

vendredi 17 août 2007

Barry N. MALZBERG Un monde en morceaux

Il s'appelle Jonathan Herovit. Il est auteur de science-fiction. Un auteur prolifique et populaire, spécialiste de l'aventure interplanétaire en série. Il signe du pseudonyme de Kirk Poland des romans consacrés au valeureux Mack Miller, commandant de la Patrouille Spatiale de Surveillance. Tout allait bien pour lui. Jusqu'au jour où tout se déglingue. Herovit ne tient plus la forme. Son alcoolisme commence à le perdre. Sa femme le méprise. L'inspiration lui fait défaut. Tout lui fond entre les mains. Mais Herovit est à lui tout seul une trinité : il est aussi Kirk Poland, son double littéraire, et Mack Miller, le héros à travers lequel il se projette. Et Poland et Miller sont là pour intervenir dans la vie d'Herovit et reprendre la situation en main – pour tenter de recoller ce monde ne morceaux au milieu duquel il part à la dérive.
Titre original : Herowit's world, 1973- BARRY N. MALZBERG écrit depuis près de dix ans. Son style féroce et démolisseur s'exerce contre tous les poncifs, que ce soit ceux de la science-fiction ou ceux de l'érotisme.

mardi 14 août 2007

Je voudrais pas crever


Hier soir europe 2 ; dans son émission trabendo session avait invité le groupe eiffel pour un concert live , très bonne idée, surtout de faire mieux connaître ce groupe intéressant. Ils ont terminé leur concert par leur titre " je voudrais pas crever" qui est une mise en musique de " je voudrais pas crever " de boris vian .Poème d’un homme jeune qui se sait bientôt condamné, donne son titre à un recueil de vingt-trois poèmes publiés après la mort de Boris Vian (1920-1959), et dont l’édition de 1962 a marqué, avec quelques romans et nouvelles, le début de sa gloire posthume. N’était-ce point d’ailleurs une sorte de «chanson du néant»? Lorsque Noël Arnaud offrit à son tour l’édition de 1972, il y joignit quelques lettres de Vian au Collège de ’Pataphysique, l’institution pour laquelle celui-ci s’enthousiasma, passion qui venait après tant d’autres et qui avaient brûlé sa vie, telles que l’amour et l’amitié, le jazz, l’écriture, la liberté…
quelques citations de Boris Vian : «On se rappelle beaucoup mieux les bons moments : alors, à quoi servent les mauvais ?» «N'importe quel objet peut être un objet d'art pour peu qu'on l'entoure d'un cadre.» «Militaire : variété d'homme amoindri par le procédé de "l'uniforme" qui est une préparation à l'uniformité totale du cercueil.» «Le problème avec les gens intelligents, c'est qu'ils ne sont jamais assez intelligents pour ne pas dire qu'ils sont les plus intelligents.» et bien sur ne pas oublier de lire son livre le plus connu L'Écume des jours

dimanche 12 août 2007

L’Echiquier du Mal de Dan Simmons


Il existe dans notre monde des êtres doués du Talent, un pouvoir qui leur permet de contrôler les êtres humains. Aussi appelés vampires psychiques, ces êtres ne différencient pas le bien du mal. Notre monde n'est pour eux qu'un échiquier géant sur lequel se joue le destin de la planète et dont les pions sont des êtres humains.
Plusieurs meurtres ont lieu dans la petite ville de Charleston dans le Sud des Etats-Unis. Parmi les victimes, on y trouve le père de Natalie Preston, une jeune femme noire de vingt et un ans. Le shérif Bob Gentry enquête sur ces meurtres mais ne trouve aucune explication rationnelle. Quant au docteur Saul Laski, il s'agit du psychiatre d'une victime.Depuis le jour où un Oberst a utilisé son Talent sur Saul Laski dans un camp de concentration, Saul vit dans l'obsession de retrouver ce vampire psychique. Natalie Preston est motivée par la vengeance de sa seule famille. Quant à Bob Gentry, il se heurte au FBI qui a l'air de lui cacher des informations. Les trois personnes s'unissent et décident de faire échouer les projets des vampires psychiques.
Dan Simmons a-t-il réussi son entrée dans le fantastique avec l’Echiquier du Mal ? De prime abord, l’Echiquier du Mal semble appartenir à la science-fiction. Effectivement, le livre est classé dans la collection "Science-Fiction" et de plus on connaît l’auteur pour son cycle "Hypérion", oeuvre de science-fiction par définition (il suffit de lire le résumé pour s’en convaincre).Ces gens mus par le "Talent" (celui d’Utiliser les individus ordinaires), sont responsables de tous les maux du 20ème siècle. Ils ont activement participé à la Shoah durant la Seconde Guerre Mondiale, sont la cause de la mort et de la souffrance de milliers de personnes. Certains d’entre eux prennent plaisir à assouvir leurs pulsions qui frisent le gore-gasme ,les autres visent le Pouvoir. Bien entendu, il nous faut un héros : ce sera Saul Laski, une ancienne victime psychique d’un Oberst allemand. Saul s’est fixé comme objectif l’annihilation de son ancien bourreau .Cette traque vire totalement à l’obsession, et c’est là que le roman de Dan Simmons révèle tout son intérêt : la psychologie des personnages y est finement décrite, analysée, décortiquée. De la paranoïa à la vengeance en passant par le désir et le pouvoir, la plupart des "motivations" humaines sont dépeintes. Bien sûr, rien n’est parfait, même dans un livre : Dan Simmons sombre parfois dans les descriptions crues , histoire d’attiser l’intérêt du lecteur, qui lui, n’a qu’une envie : savoir si le héros parvient à éradiquer les vampires psychiques et si oui, comment...Je ne saurai donc que trop vous conseiller l’Echiquier du Mal,en effet on vraiment du mal à décrocher du roman, même à 2h du matin... c’est vous dire..

jeudi 9 août 2007

Robert SHECKLEY (USA, 1928-)

Dans une librairie j'avais entendu une cliente demander à la vendeuse de lui conseiller quelque livre de sf pour son neveu , car il aimait bien ce genre de chose. La vendeuse bien sur l'a oriente vers des classiques comme le meilleur des monde , certes intéressant mais auteurs dont le style et les histoires ont un peu vieillis , pas de quoi enthousiasmer un adolescent . Moi je lui aurait certainement conseillé des auteurs à lire plutôt qu'un titre en particulier . Notamment des gens comme Fredric Brown ou alors Robert Sheckley qui est l'un des rares auteurs de science-fiction à avoir oeuvré en grande partie dans l'humour. Cependant, il ne semble pas que le but de l'auteur soit de faire de l'humour dans l'unique but de faire rire et c'est en effet par le biais de l'analyse sociale, de la mise en place de l'homme face à la société qu'il produira des situations amusantes à force d'être absurdes, comme dans "Omega", roman dans lequel il décrit une société où le crime est obligatoire. C'est bien sur dans les nouvelles, les textes courts, qu'il commence à publier dès l'âge de 18 ans, et qu'on verra souvent aux sommaires de la première série de la revue Galaxie, que Robert Sheckley peut le mieux exprimer son humour en exploitant jusqu'au bout une idée absurde comme dans les souvent réédités "Un billet pour Tranaî", "La clé laxienne", ou encore "permis de maraude".

dimanche 5 août 2007

la Machine perdue- john wyndham


Un des premier recueil de nouvelles (1973) de sf que j'ai lu et qui m'a enthousisamé , ce best of de John Wyndham . Au départ je ne connaissais que la forme littéraire du roman d'anticipation et pas celle de la nouvelle , des courts récits mais toujours avec un argumentaire philosophique final de poids .Pour résumer dans ce recueil , il y a : Une machine suprêmement intelligente, seule de son espèce sur la troisième planète, contemple les Terriens avec une lucidité terrifiante...( On peut avoir une petite larme de tendresse pour toutes ces sondes spatiales et autres robots envoyés par les humains et qui ont fait leur travail avec dévouement à travers le froid de l'espace )
Un homme du 22ème siècle, réfugié chez son ancêtre du 20ème, décrit le troc des mondes imposé à ses contemporains par leurs étranges descendants du 525ème siècle...
Après des millions d'années passées sur Vénus, un survivant exige de voir ce qu'est devenu la Terre...
Une petite Terrienne abandonnée par des mutins sur une planète inconnue retrouve son père vingt ans plus tard. Elle ressemble trait pour trait à sa mère... avec une seule différence...
Des envahisseurs avides de silicates investissent une région et y élève un fort impénétrable et invisible, prenant au piège des êtres humains...
Un savant réalise enfin son rève : fabriquer une créature qui est "la perfection même". Il n'a oublié qu'un détail : elle peut tomber amoureuse...
Un cosmonaute naufragé ayant passé 45 ans en hibernation profonde est sauvé par son arrière-petit-fils. Mais il veut repartir à la recherche de son âme, restée dans l'espace... Que de bonnes histoires !!!

vendredi 3 août 2007

A DEUX DIMENSIONS

on a pas mal de recherches et discussions sur les univers multiples , ou à quoi pourrait bien ressembler des univers à plus de 4 dimensions . Par contre en sens inverses j'avais lu ce bouquin "Flatland de Edwin A. Abbott" qui parlait de la vie dans un univers à deux dimensions . Dans cet monde du pays de Flatland, chacun est déterminé par sa forme : les femmes sont de simples droites, les bourgeois des triangles, les prêtres ont la forme parfaite du cercle. En transposant la société dans un univers géométrique, E. A. Abbott met à nu les lois implacables qui la régissent. Ce texte très ludique entraîne le lecteur à résoudre une série d'équations : qu'arrive-t-il, par exemple, quand un ouvrier isocèle heurte de son angle pointu un noble polygone? Poussant à l'extrême la métaphore géométrique, ce texte qui renvoie à la fois à la satire de Swift et à l'ingéniosité de Lewis Carroll, démontre avec une rigueur mathématique que la devise de toute société se résume en ces termes : "conforme-toi à ta configuration" Un ouvrage saisissant ,l'auteur entraîne patiemment son lecteur sur ce chemin qui, en jouant du prétexte d'une démonstration de géométrie euclidienne, prend soudainement le ton d'une interrogation bien plus profonde à une époque où, en Angleterre, l'ère victorienne avait encore quelques années devant elle .Rafraîchissant!!!!
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